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Mathilde Chomel

Je suis originaire de la France, j'y ai effectué toute mes études à l'exception de ma dernière année de licence que j'ai suivie à Madrid en Espagne, c'est là bas que j'ai découvert ma passion pour « les petites bêtes ». Je suis titulaire d´un diplôme de master recherche en Biodiversité et écologie continentale de l´Université Paul Cézanne à Marseille. J´ai complété une thèse en cotutelle en divisant mon temps entre Amos (UQAT) et Marseille (Université de Provence).

Le cadre général de mes différents travaux de recherche était celui des relations et des interactions complexes entre les organismes du sol et les plantes dans les écosystèmes forestiers. Je m´intéressait tout particulièrement aux collemboles, acariens et microorganismes, ainsi qu´aux métabolites secondaires et à leurs rôles dans le processus de décomposition.

Courriel : mathilde.chomel[at]abdn.ac.uk

Titre du projet : Décomposition de mélange interspécifique de litières de peuplier et d´épinette en plantations à haut rendement.

Description :

Depuis quelques années on observe une augmentation de l'intérêt pour des gestions intensives d´arbres afin de diminuer les coûts de récolte en rapprochant la source de fibre des usines et d'accroître la productivité des plantations. En plus d´un gain économique ce type de gestion permet de diminuer la pression sylvicole sur les forêts naturelles. Comprendre le fonctionnement de ces écosystèmes plantés est primordial pour effectuer une bonne gestion et atteindre le meilleur potentiel de croissance des arbres.

Le fonctionnement des écosystèmes terrestres se concentre sur les flux de matière et d´énergie entre les différents compartiments qui composent ces écosystèmes. Le processus de décomposition des litières est primordial dans le fonctionnement des écosystèmes car il permet la remise à disposition des nutriments, essentiels à la croissance des végétaux. Les forêts mixtes ont souvent été considérées comme plus productives, mais l'effet de la mixité sur le processus de décomposition reste très controversé, avec des réponses souvent aléatoires, d’autant plus dans les plantations, qui sont des écosystèmes perturbés. Cette difficulté provient de la complexité de ce processus qui est gouverné par un grand nombre de déterminants biologiques, physiques et chimiques, ainsi que par les relations interconnectées qu´ils entretiennent. La chimie de la litière (les nutriments et les métabolites secondaires) et les microorganismes semblent être des déterminants essentiels dans ce processus.

Il faut donc améliorer nos connaissances sur les processus écologiques qui influencent les réponses de croissance et de productivité des arbres de la région boréale, spécialement dans les systèmes qui sont soumis à une gestion sylvicole intensive.

Objectifs de recherche :

  1. Comprendre comment le processus de décomposition permet la remise à disposition des nutriments dans des plantations mixtes d'épinette et de peuplier soumis à des systèmes de sylviculture intensive, en comparaison avec les plantations pures. Faire le lien avec la croissance des arbres et leur statut nutritionnel.
  2. Comprendre le rôle de la végétation herbacée de sous-bois dans l’accumulation et la décomposition de la litière et de l’humus dans les plantations sur friches agricoles.
  3. Évaluer l'impact que peuvent avoir les métabolites secondaires sur le processus de décomposition dans ces systèmes de plantations (in situ) et notamment leur potentialité allélopathique sur l'activité des communautés de décomposeurs (mésocosmes en France).

Cette étude permettra une meilleure connaissance du processus fonctionnel qui dirige la remise à disposition des nutriments, élément clé de la productivité des arbres, dans des plantations à haut rendement de la région boréale canadienne. Ce travail contribuera au développement des meilleurs scénarios possibles pour la sylviculture intensive au Canada.

Directeur : Annie DesRochers

Co-Directeur : Virginie Baldy, Marie Guittonny-Larchevêque

Formation académique:

  • Doctorat en sciences de l'environnement, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Amos, Qc, 2014
  • Master en Sciences de l´Environnement Terrestre, parcours Biodiversité et écologie Continentale, Université Paul Cézanne, Marseille, 2009. Mention bien.
  • Licence en Biologie des Populations et des Écosystèmes, Université Paul Cézanne, Aix en Provence (dernière année à Madrid en ERASMUS), 2007.Mention assez bien.

Publications : (voir la liste complète)

  1. Mathilde Chomel, Marie Guittonny-Larchevêque, Catherine Fernandez, Christiane Gallet, Annie DesRochers, David Paré, Benjamin G. Jackson, Virginie Baldy, 2016. Plant secondary metabolites: a key driver of litter decomposition and soil nutrient cycling. Journal of Ecology 104(6):1527-1541 DOI:10.1111/1365-2745.12644

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  2. Mathilde Chomel, Marie Guittonny-Larchevêque, Annie DesRochers, Virginie Baldy, 2016. Effect of mixing herbaceous litter with tree litters on decomposition and N release in boreal plantations. Plant and soil. 398(1):229-241 DOI:10.1007/s11104-015-2648-5

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  3. Mathilde Chomel, Marie Guittonny-Larchevêque, Annie DesRochers, Virginie Baldy, 2015. Home Field Advantage of Litter Decomposition in Pure and Mixed Plantations Under Boreal Climate. Ecosystems  DOI:10.1007/s10021-015-9880-y

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  4. Mathilde Chomel, 2015. Sylviculture intensive en région boréale : impact de la mixité des essences sur le processus de décomposition des litières et le stockage de carbone. Thèse de doctorat en sciences de l'Environnement, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. 183 p.

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  5. Mathilde Chomel, Annie DesRochers, Virginie Baldy, Marie Guittonny-Larchevêque, T Gauquelin, 2014. Non-additive effects of mixing hybrid poplar and white spruce on aboveground and soil carbon storage in boreal plantations. For. Ecol. Manage. 328:292-299 DOI:10.1016/j.foreco.2014.05.048

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