Le 20 Août 2018  

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Communiqués La Frontière : L’ABITIBI, C’EST LE PAYS DU TREMBLE

LA SARRE - «L’Abitibi, c’est le pays du tremble», a dit Julien Moulinier, Ph.D à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Le 1er Rendez-vous des ressources naturelles a été l’occasion de réunir plusieurs intervenants de la sphère forestière dans le but de discuter de la place des feuillus dans l’avenir régional.

Malgré la place de plus en plus importante que prennent les feuillus, les résineux sont toujours les favoris de la récolte forestière. «Les feuillus boréaux, contraintes ou opportunités d’affaires?»

C’est la question à laquelle les invités ont tenté de répondre lors de cette activité, qui a eu lieu de 9 mai à La Sarre.

La place des feuillus

Julien Moulinier est venu présenter la place des feuillus dans notre écosystème.

«Le peuplier faux-tremble est une des espèces d’arbre qui a la plus vaste répartition en Amérique du Nord», a expliqué ce dernier. C’est aussi une espèce à croissance rapide.

Pour le moment, ce sont toutefois le peuplier, le bouleau et le peuplier baumier qui représentent les principaux intérêts commerciaux.

Dans sa présentation, M. Moulinier s’est demandé si les peuplements mixtes, par exemple le peuplier faux-tremble et l’épinette noire, pourraient être plus productifs que le premier seul.

«Le peuplier faux-tremble est déjà productif», Mais la mixité permettrait de stocker une biomasse plus importante.

En outre, M. Moulinier a rappelé l’importance du peuplier faux-tremble dans la sphère écologique. À titre de ressource alimentaire ou d’habitat biologique, par exemple.

Le nombre de feuillus

De son côté, David Baril, ingénieur forestier au Bureau du forestier en chef, s’est attardé sur la quantité et la disposition des feuillus dans le paysage abitibien.

Dans la région, 60% du volume forestier est caractérisé par une dominance de feuillus.

«Ce qui domine, ce sont les feuillus d’âge moyen de 70 ans.» De ce nombre, 79% sont matures, c’est-à-dire plus de 50 ans. Leur abondance et leur maturité semblent donc des points pouvant devenir intéressant pour l’industrie.

Bien que les récoltes aient diminué depuis 2000, cette tendance risque d’augmenter dans les années à venir. «Il y a une possibilité de 600 000 m³ par année.»

Source :
La Frontière

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