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Les changements climatiques affecteront également les animaux.

La conférence du 24 octobre 2006 aux Midis de la foresterie de l’UQAT a été donnée par le Dr. Dominique Berteaux qui dirige la Chaire de recherche du Canada en conservation des écosystèmes nordiques, à l’Université du Québec à Rimouski.

Le Dr. Berteaux s’occupe actuellement de plusieurs projets et on remarque son intérêt à approfondir les connaissances sur l’effet des changements climatiques sur la faune du Québec. Avec l’hypothèse que tout le nord sera influencé par la faune venue du sud, ses recherches en cours nous révèlent, par exemple, que les jeunes générations d’écureuils du Yukon mettent bas plus tôt que les vielles générations et que le renard roux se retrouve maintenant dans tout l’est de l’arctique. Cela nous donne une indication que les animaux ont déjà commencé à s’adapter aux changements climatiques.

Notre planète a connu de nombreuses périodes de réchauffement dans le passé mais celui observé depuis quelques décennies est quelque peu différent des autres par le fait qu’il est apporté principalement par les activités de l’homme. En effet, depuis l’industrialisation, le taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté drastiquement causant une augmentation de gaz à effet de serre, et par conséquent, une augmentation de la température globale. Les nombreux rapports sur la situation du climat dans le futur prédisent une augmentation de température de 4 à 5°C d’ici 2070 au Québec. Ce réchauffement aura très certainement des conséquences écologiques majeures sur :

  1. Le fonctionnement de la biodiversité;
  2. La phénologie (date de floraison, migration, etc.);
  3. Les aires de répartition de plusieurs espèces.

Au Québec nous avons environs 650 espèces de vertébrés et 31,000 espèces d’invertébrés. Avec les changements climatiques, ces chiffres ne seront plus les mêmes. On prévoit l’avancement rapide de l’aire de répartition de plusieurs espèces animales vers le nord et le chevauchement des aires qui donnera lieu à la compétition entre espèces pour occuper des habitats propices et qui engendra un changement dans la biodiversité du Québec. Quels seront les enjeux d’un tel changement pour la faune et la flore du Québec? Devrions-nous changer la limite de nos réserves fauniques? Serions-nous prêt à considérer ces nouvelles espèces comme étant une partie de la faune Québécoise? Ces questions donnent lieu à beaucoup de réflexion sur le changement apporté par le réchauffement de la planète. Les régions du sud perdront plusieurs espèces tandis que la biodiversité dans les régions nordiques, comme le Québec, augmentera au fur et à mesure que des espèces à forte capacité colonisatrice arriveront par le sud. C’est le paradoxe des pays nordiques : une augmentation de la biodiversité locale dans un contexte de diminution globale (Berteaux, 2005).

Alors, pour mieux comprendre et anticiper les conséquences d’un tel changement au Québec et pour aider à prendre des décisions et adopter des stratégies appropriées par rapport à l’évolution du climat, le consortium Ouranos a été crée. L’un des champs de recherches soutenu par Ouranos est la modélisation du climat futur et de la répartition des espèces.

Référence:
Berteaux, D. (2005). Impacts des changements climatiques sur la faune du Québec. FrancVert 2 (3) : 1-7. http://www.francvert.org/pages/23dossierimpactsduclimatsurlafaun.asp

Source:
Arvin Beekharry, Chaire AFD
arvin.beekharry@uqat.ca

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