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CLASSIFICATION ET GESTION DES MILIEUX HUMIDES ET DES MILIEUX RIVERAINS FORESTIERS.

La classification des milieux humides

Un milieu humide se définit comme un terrain où la nappe phréatique est à proximité ou au-dessus de la surface ou encore un terrain qui est saturé d’eau assez longtemps pour créer des conditions comme des sols modifiés par l’eau et une végétation hydrophile. De par leur structure, les milieux humides sont des habitats d’une très grande richesse faunique et floristique. Uniquement en ce qui concerne la sauvagine présente dans les milieux humides canadiens, on dénombre 21 espèces. De ce nombre, deux sont en péril et une niche presque exclusivement au pays. À la lumière de ces informations, la gestion de ces milieux revêt une importance considérable.

Toutefois, afin d’assurer la gestion des milieux humides, il est essentiel de les classifier afin de connaître leur portrait. Un grand nombre de méthodes de classification existe au niveau international mais la difficulté réside dans le fait d’en trouver une efficace et adaptée à la réalité québécoise. Sylvain Ménard, étudiant à la maîtrise en biologie de l’UQAT, a développé une telle méthode. Cette dernière est facile à utiliser puisqu’elle se sert de l’information retrouvée sur les cartes écoforestières. En utilisant son système de classification, M. Ménard est arrivé à la conclusion que 22 % du Québec forestier est « humide » et que la proportion grimpe à 46 % dans la province écologique de l’Abitibi et des Basses-terres de la Baie James.

Mais comment les conserver ?

Bien que ce ne soit pas encore le cas dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, un grand nombre de milieux humides québécois ont disparu suite à la création de terres agricoles, de développements domiciliaire, commerciale ou industrielle. Dans ces régions, la gestion des milieux humides passe par leur conservation. Pour ce faire, deux approches de conservation peuvent être utilisées. La première, l’analyse multicritère, est plutôt simple à utiliser mais ne permet pas nécessairement d’incorporer tous les facteurs (humains et autres) influençant une solution optimale de gestion d’un territoire. Une liste de variables est définie et un pointage est accordé à chacune de ces variables pour les milieux d’intérêt. Le milieu ayant le total des points le plus élevé est celui qui sera priorisé. Comme les variables sont déterminées par un groupe d’individus, les résultats sont souvent orientés en fonction de leur intérêt (ex : quantité de sauvagine). De plus, avec cette approche, les milieux obtenant les plus hauts pointages sont souvent ceux de grande superficie tandis que les petits milieux peuvent être aussi importants en raison de leur rareté et de la diversité génétique qu’ils abritent.

L’approche par filtre brut, quant à elle, consiste à conserver une proportion de l’ensemble des écosystèmes afin de préserver les espèces qui y sont associées. On croit que de cette façon, 85 à 90 % des espèces indigènes seraient protégées. Par la suite, des modalités particulières devraient être mises en place pour assurer la protection des espèces plus spécifiques (filtre fin) qui n’auraient pas été protégées par le filtre brut.

Bien que l’approche par filtre brut semble la mieux adaptée à la protection des écosystèmes terrestres, elle n’a jamais été utilisée pour la protection des écosystèmes aquatiques. Afin d’évaluer cette faisabilité, M. Darveau dirige présentement un projet de recherche à la forêt Montmorency. Son équipe et lui espèrent ainsi trouver un moyen efficace d’assurer la protection des milieux humides, qui sont si importants pour la faune et la flore.

Notes biographiques Marcel Darveau
Presentation PPT de Marcel Darveau

Source : Guylaine Bois, Biologiste, Étudiante de maîtrise en Biologie, Chaire AFD, UQAT
Courriel : guylaine.bois@cegepat.qc.ca

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