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André Rainville, chercheur à la direction de la recherche forestière, était de passage aux midis de la foresterie à l’UQAT le 13 mars dernier. Il a profité de cette session pour nous présenter une conférence sur le thème « l’économie, environnement, changements climatiques : la génétique, une lueur au bout du tunnel! »

M. Rainville a débuté sa présentation en plaçant l’amélioration génétique dans son cadre légitime. L’amélioration génétique est la science qui consiste à améliorer l’hérédité des plantes. Il s’agit d’une évolution dirigée par la volonté humaine afin de créer des variétés de plantes qui répondent le mieux possible aux besoins de l’homme en tant que producteur et consommateur. En outre, les plantations d’arbres génétiquement améliorés constituent un bon moyen pour augmenter le potentiel des plantations afin de diminuer la pression sur la forêt naturelle tout en maintenant un bon rendement des industries forestières. À l’échelle mondiale (FAO, 1999), environ 35 % du bois provenait de plantations. Pourtant, la superficie totale des plantations ne dépasse pas les 5%. En 2050, les prévisions annoncent que les plantations couvriront environ 80% des besoins mondiaux. Ceci démontre le rôle crucial que tiendra l’amélioration génétique en vue de cette forte augmentation.

M. Rainville a également tracé un portrait de la performance du Québec dans le domaine de l’amélioration génétique. En effet, le Québec possède une importante collection de variétés améliorées réparties sur tout le territoire. Cette collection renferme 18 espèces indigènes et 136 espèces introduites.

Apres 37 ans de collaboration entre différents organismes de recherches québécois, des variétés ont été sélectionnées en fonction de leur productivité et de leur potentiel à s’adapter aux changements environnementaux. Par rapport aux peuplements naturels, ces variétés permettent d’augmenter significativement le volume marchand du bois. À l’âge de 60 ans, les familles génétiquement améliorées (après croisement dirigé) de l’épinette blanche produisent par exemple un gain de 25% de volume marchand par rapport aux familles non améliorées.

Sur la question de la diversité génétique, M. Rainville a expliqué que l’échantillonnage des individus utilisés pour les programmes d’amélioration génétique était bien réparti sur tout le territoire afin de conserver la variabilité génétique naturelle des espèces cibles. Ainsi, les arbres génétiquement améliorés retiennent environ 95 % de la variabilité génétique naturelle. Ceci permet d’anticiper les effets probables des changements climatiques et une meilleure adaptation aux écosystèmes diversifiés du Québec.

L’utilisation des marqueurs moléculaires a d’ailleurs démontré le faible impact de la sélection sur la variabilité génétique naturelle chez plusieurs espèces tel que le pin gris, l’épinette noire et l’épinette de Norvège. L’analyse de sept systèmes enzymatiques chez l’épinette blanche indique que la sélection d’un nombre restreint d’individus n’entraîne pas de perte significative de variabilité par rapport aux populations naturelles.

M. Rainville a conclu en insistant sur l’importance de combiner sylviculture intensive et matériel génétiquement amélioré afin d’augmenter la productivité forestière.

Source:
Lahcen Benomar, Étudiant au doctorat en sciences de l’environnement
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Courriel : Lahcen.benomar@uqat.ca

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