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Le secteur forestier québécois est l’un des principaux moteurs économiques des régions du Québec. Actuellement, ce secteur connait une crise forestière induite par une multitude de facteurs tels que la diminution de la possibilité forestière, la force du dollars, la concurrence étrangère et les contraintes environnementales. Dans ce contexte, il est donc nécessaire de développer de nouvelles façon de produire le bois plus rapidement et ce à proximité des installations de transformation. La ligniculture est de plus en plus envisagée comme une alternative prometteuse pour assurer un bon approvisionnement en bois pour les industries et permettant de réduire les distances de transport devenues astronomiques. D’un point de vue forestier ou économique la ligniculture est une solution d’avenir, mais est-elle socialement acceptable?

Lors du Midi de la Foresterie du 4 décembre 2007, Patrice LeBlanc, professeur-sociologue au département des sciences du développement humain et social de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), chercheur au Laboratoire de recherche pour le soutien des collectivités (LARESCO) de l'UQAT et directeur de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités, a présenté une conférence intitulée « L’acceptabilité sociale de la ligniculture : Une enquête exploratoire en Abitibi-Témiscamingue ». Au cours de cette conférence, Patrice LeBlanc a développé 4 axes essentiels des résultats d’une étude exploratoire réalisée en 2006 en Abitibi-Témiscamingue:

  1. La ligniculture dans une perspective plus sociologique;
  2. La pensé et l’imagination des populations locales de cette nouvelle approche forestière;
  3. Acceptabilité de la ligniculture sur une partie des terres de leur municipalité;
  4. La ligniculture y-a-t-il des retombées socio-économiques directes sur la communauté.

L’enquête au sujet de l’acceptabilité de la ligniculture fut menée auprès de 98 personnes de 5 municipalités du territoire d’Abitibi-Ouest par un groupe multidisciplinaire. Sur la totalité des participants au questionnaire, peu de gens connaissait la ligniculture. Une majorité (90%) encourageait la mise en place de cette approche sur des friches et pensait qu’il s’agissait d’une plantation qui formera un jour une forêt. Ils pensaient aussi que la ligniculture allait augmenter la valeur du lot en friche ou de la propriété. Même si environ la moitié imaginait que les arbres à croissance rapide étaient des OGM, cette pratique était fortement encouragée surtout s’il s’agissait d’une plantation mixte de feuillus et de résineux. Les participants préféraient cependant que ces plantations soient mises en place à l’extérieur de leur communauté. Lorsque les retombées économiques étaient abordées dans le questionnaire, les participants devenaient plus positifs face à la ligniculture dans leur communauté.


Plantation de Peupliers dans un terrain en friche (Photo: Marie-Eve Sigouin).

Patrice LeBlanc a affirmé que la perception de la ligniculture était positive et que la rentabilité économique la rendait plus intéressante. Toutefois, les gens redoutaient que la ligniculture ait un certain impact sur la biodiversité ou encore sur l’appauvrissement des sols.

La conférence nous a permis d’avoir une idée de la perception des gens vis-à-vis de la ligniculture et du rôle important des sciences sociale, étant donnée la participation active de la communauté dans le suivi de la ligniculture.

Source :
Jamal Ichha
Étudiant à la maîtrise en biologie
Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable

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