Le 21 Juillet 2017  

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Le Québec s’apprête à effectuer un grand virement dans son approche sur la gestion des forêts publiques. Charles Latrémouille, diplômé de l’UQAT et actuellement analyste de soutien aux rapports sur l’état des ressources au Ministère des Richesses Naturelles de l’Ontario, a profité de cette occasion pour nous parler de l’expérience de l’Ontario dans ce domaine, lors de la séance des midis de la foresterie du 4 novembre 2008. La conférence était intitulée «Gestion écosystémique des forêts en Ontario : Cadre actuel et défis futurs».

Le présent système de gestion forestière en Ontario est le fruit d’une évolution et de nombreux changements tout au long des décennies. Ces changements concernent surtout les objectifs d’aménagement et la façon dont le public participe à leur établissement. Ainsi, un accent particulier est mis sur la protection des forêts anciennes et le maintien de l’habitat de certaines espèces. En plus de l’adoption des principes de l’aménagement écosystémique, les critères des coupes sont définis. La durabilité des forêts constitue l’élément central de cet aménagement. Toutefois, le MRN a la charge d’établir un système de suivi de la réalisation des objectifs tracés lors de l’étape de planification.

Le processus de planification est basé sur l’identification des problématiques associées aux caractéristiques de la forêt. En fait, la composition de cette dernière doit se diriger vers sa composition naturelle ou historique à l’intérieur d’une limite de temps acceptable. Pour cela, on fait appel à l’approche de simulation des perturbations naturelles. Le choix d’un tel scénario de simulation doit prendre en considération un minimum d’impacts sur le paysage tout en permettant des gains économiques et sociaux intéressants.

Le modèle BFOLDS (Boreal Forest Landscape Dynamics Simulator) permet de simuler les impacts des régimes des feux et de la succession forestière. Ainsi, il permet d’envisager la distribution des perturbations par les feux, l’étendue des forêts anciennes et la variabilité associée aux caractéristiques du paysage. Contrairement à l’approche historique qui utilise seulement la structure résiduelle après feux, le modèle de simulation tient en considération plusieurs variables du milieu qui peuvent affecter le déclenchement et la propagation ou l’éteignement d’un feu. Le site va ensuite se régénérer en fonction des règles de recolonisation. Cependant, le point faible de ce modèle réside dans le manque d’information disponible sur la succession forestière.

« la loi sur les espèces en voie de disparition a le potentiel de changer la façon dont les forêts sont aménagées »

Le système de gestion forestière en Ontario connait de nouvelles modifications législatives, telles que l’agglomération des guides d’aménagement et la mise à jour de leurs objectifs. Ceci, en tenant compte des résultats des simulations à l’aide du BFOLDS. La loi sur les espèces en voie de disparition a le potentiel de changer la façon dont les forêts sont aménagées, surtout au niveau de l’aire de répartition des espèces concernées. En plus, un système de classification écologique du territoire et d’inventaires des ressources forestières est en cours d’élaboration.

Contrairement au Québec, le MRN est très régionalisé en Ontario et plus de responsabilités sont laissées aux détenteurs de licences. Charles Latrémouille a conclu en espérant que ce module ontarien offre de bonnes pistes de solutions pour le Québec tout en distinguant ses avantages et ses inconvénients.

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M’Bark Oumouhou
candidat à la maîtrise en biologie
Chaire AFD

Courriel : M'Bark.Oumouho@uqat.ca

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