Le 24 Août 2017  

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Modèle de lumière

La maîtrise de la végétation compétitive représente un élément crucial en sylviculture intensive et en aménagement forestier au Québec. Ce besoin ne cesse de s’intensifier et de nouvelles approches sont mises en œuvre afin optimiser l’ensemble des outils à notre disposition. C’est de cette thématique que Vincent Roy, Chercheur à la Direction de la Recherche Forestière est venu nous parler lors du midi de la foresterie du 18 Novembre 2008.

En 1994, le gouvernement du Québec s’est lancé dans une démarche de protection des forêts qui impliquait, entre autres, l’interdiction de l’usage des phytocides chimiques lors du reboisement. La législation relative à ce volet est entrée en vigueur dès 2001 et il a fallu trouver des alternatives qui soient efficaces et peu coûteuses. Une préparation de terrain suivant la coupe, un reboisement hâtif, un recours à des plants vigoureux et un dégagement mécanique de la végétation compétitive représentent des pratiques essentielles pour assurer un meilleur établissement des plantations en absence de phytocides.

Le dégagement mécanique est une pratique particulièrement importante après la plantation mais dont l’efficacité reste limitée en présence d’espèces à forte croissance végétative. Afin de minimiser la régénération par rejet de souches de certaines espèces, une procédure de biotechnologie a été essayée. Elle consiste à badigeonner la surface de section des tiges des espèces non désirées avec une pâte refermant un champignon pathogène : Chondrostereum purpureum. Cette mesure supplémentaire au dégagement mécanique s’est avérée très peu efficace avec la plupart des espèces cibles et très coûteuse par le temps de travail qu’elle demande.

Débroussaillage de plantation

Par ailleurs, la réussite du reboisement permet également d’atteindre les objectifs de l’aménagement écosystémique en matière de composition forestière en maintenant, par exemple, des espèces résineuses dans les forêts mixtes. Une expérimentation de reboisement d’épinette blanche conduite avec 4 dimensions d’ouverture a montré que les ouvertures supérieures au ¼ ha ont permis un environnement lumineux favorable au bon établissement des plantations. Ceci montre l’importance de l’arrangement spatial des tiges résiduelles sur la croissance des plants reboisés.

Modèle de lumière
Bleu=Lumière intercepté par le couvert; Rouge=Lumière intercepté par la végétation basse; Jaune=Lumière disponible. Tiré de la présentation ppt

Le reboisement est aussi un outil de choix pour la remise en production des forêts dégradées. Dans ce contexte, le couvert résiduel joue un rôle important et sa manipulation permet de mieux gérer la végétation compétitive mais aussi d’autres menaces potentielles telles le broutement par des mammifères herbivores.

Le conférencier a conclu sur le fait que la gestion intégrée de la végétation compétitive reste primordiale et que sans cette dernière, l’ensemble des objectifs du reboisement risquent d’être fortement compromis. Il reste encore beaucoup de travail afin d’améliorer davantage les techniques et les approches de lutte contre la flore adventice.

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Résumé de la présentation:
Raed Elferjani
candidat au doctorat en sciences de l'Environnement à l'UQAT
Chaire AFD
Courriel : Raed.Elferjani@uqat.ca

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