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26 avr. 2017
à 12h15

Axe écologie:
Arnaud Béchet


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C’est en 2002 que débutait, sur le territoire ancestral des Anicinapek de Kitcisakik, une recherche-intervention collaborative dans le but de contribuer à la définition des fondements théoriques et pratiques d’une foresterie dite « autochtone » qui serait adaptée au mode de vie, aux valeurs et aux aspirations de la nation Algonquine. Conjointement avec les membres du Comité Forêt de Kitcisakik et un regroupement de partenaires industriels et gouvernementaux, une équipe universitaire interdisciplinaire menée par Marie Saint-Arnaud a accompagné les Anicinapek dans cette démarche émancipatrice en vue de leur donner des moyens pour négocier l’aménagement des forêts de leur territoire ancestral.

Localisation du territoire de Kitcisakik
Localisation du territoire de Kitcisakik

« La forêt est composée d’un ensemble d’éléments traditionnels qui constituent le fondement de l’identité anicinape »

D’abord, le volet ethnographique du projet de recherche mené par Marie Saint-Arnaud et ses collaborateurs visait la caractérisation du système de représentations anicinape de la forêt et de la foresterie. Les résultats ont montré que, pour les gens de Kitcisakik, la forêt est composée d’un ensemble d’éléments traditionnels qui constituent le fondement de l’identité anicinape. Cette relation identitaire considère la forêt comme lieu d'appartenance et de déploiement de la culture. Cela se traduit à travers les concepts de « forêt-mode de vie » et de « forêt-milieu de vie », par exemple. La représentation de la « forêt colonisée » est très présente dans le discours des Anicinapek de Kitcisakik. En effet, l’évocation de la forêt génère parfois pour eux des émotions négatives qui témoignent des conséquences de l’exploitation forestière sur leur mode de vie. La représentation de la relation à la foresterie fait alors référence au caractère préoccupant de cette dernière et se traduit par la « foresterie-dégradation du milieu de vie », la « foresterie-perturbation du mode de vie » et la « foresterie-manque de respect ».

Devant ce constat, imaginer une alternative à la foresterie conventionnelle avec laquelle la communauté pourrait composer son avenir devenait difficile. C’est donc à travers un volet transversal de la recherche que l’idée d’une « foresterie-compromis » a émergé au sein de la population de Kitcisakik. À partir d’éléments comme la « foresterie-conservation/restauration », la « foresterie-participation/consultation » et la « foresterie-respect de la culture anicinape », un cadre anicinape de critères et indicateurs de foresterie autochtone a été élaboré afin de donner forme à l’idée de « foresterie autochtone ». Le cadre anicinape de foresterie autochtone comprend 5 principes et 22 critères qui constituent les fondements culturels qui devraient être respectés au cours des activités de planification et d’aménagement de la forêt sur le territoire ancestral de Kitcisakik. Il couvre les aspects culturels, écologiques, éthiques, éducatifs et économiques. Selon Marie Saint-Arnaud, l’intégration et la mise en œuvre du cadre autochtone de critères et indicateur  s’étalera probablement sur 20 ans. Encore beaucoup de bannick sur la planche!

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Résumé de la présentation :
Roxane Germain
étudiante à la maîtrise en biologie, UQAT

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