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Résumé des M-F

Ce mardi 15 novembre 2011, Monsieur Marcel Paré a été l’hôte de la Chaire CRSNG-UQAT-AQAM en aménagement forestier durable dans le cadre des conférences de  midi de la foresterie. Mr Paré, biologiste, en service à la Direction de l’Expertise Energie-Faune-Forêt-Mines-Territoire d’Abitibi-Témiscamingue, a épaté  le public sur le thème : « Caribou de Val-d’Or, à un point de non retour ??? »

Dans le fil de son exposé, Monsieur paré  a mis l’accent sur l’historique du caribou, l’état de sa situation et la mise en œuvre du plan de réhabilitation du caribou.

Hardes de caribou
Répartition actuelle du caribou au Québec (ref. Plan de rétablissement provincial). Source : MRNF

Autrefois, le Caribou forestier, un écotype non migrateur du caribou des bois était présent dans toutes les provinces canadiennes. Toutefois, depuis plusieurs décennies, la limite méridionale de son aire de distribution a graduellement remonté vers le nord. Les causes probables de la régression du Caribou semblent se justifier par la chasse abusive, la prédation, la modification de son habitat par les feux,  les coupes forestières et les chemins forestiers.

A l’échelle provinciale, la seule sous-espèce présente s’identifie en trois types écologiquement différents de par l’utilisation de l’habitat et leurs comportements. Il s’agit des types Migrateur, Montagnard et Forestier. Ce dernier se retrouve entre 49°30’et 55° de latitude, de Outaouais au Labrador. Les hardes isolées en situation de précarité sont les populations de Gaspésie, Charlevoix et de Val-d’Or.

« En Abitibi-Témiscamingue l'abondance du caribou a régréssée suite au développement industriel »

La capitalisation des données sur la situation du Caribou  de Val-d’Or résulte d’une combinaison d’actions et d’efforts soutenus réalisés par le service traditionnel et ses partenaires. Ces actions se caractérisent, entre autres, par un suivi télémétrique constant depuis 1986 avec radio-émetteur de type VHF, des inventaires aériens, un contrôle de la prédation au besoin, des analyses sanguines sur la génétique et la gestation, une sensibilisation et concertation, une protection et aménagement de l’habitat avec la mise en place d’un plan d’aménagement., et la création d’une réserve de biodiversité de 434km². La combinaison et la mise en œuvre de ces activités ont permis d’obtenir des données et une meilleure documentation sur cette relique qu’est la harde de caribous de Val-d’Or. Il apparait donc que cette population a connu une régression sans précédent  de son effectif minimal d’environ 80 individus en 1952 à environ 20 sujets en 2011.  La reproduction semble  limitée compte tenu du nombre réduit de faons et du troupeau, et de la faiblesse de mâles. Les tests au PSP-B, réalisés de 1995 à 2011 sur des échantillons  sanguins sont concluant en ce qui concerne l’état de gestation des certaines femelles. Ex, en 1995, 2/2 femelles étudiées étaient en gestation ; en 2001, 6/9 femelles étudiées étaient en gestation, et en 2011, 5/6 femelles étudiées l’étaient aussi.  La non gestation de certaines femelles étudiées (28% au total des années d’étude),  peut s’expliquer par la faiblesse des mâles, la dégradation des conditions et l’âge. Les femelles se reproduisent en général à 2,5 ans. Les analyses génétiques confirment également l’isolement de cette population et une certaine variabilité au niveau génétique.

La répartition saisonnière de la harde de Val-d’Or se caractérise par un comportement « solitaire » en période estivale et « en petits groupes»  en saison hivernale.  Le domaine vital du caribou a largement évolué variant entre 136 et 1896 km². Les sujets  munis de radios-émetteur ont connu une mortalité de 50%,  non encore élucidée,  en 2001. La chasse sportive de l’orignal dans le secteur à caribou entraine très souvent des abattages accidentels de caribous. De 1971 à 2011, 48 sujets on été éliminés.

En définitive, les causes essentielles de la mortalité des caribous de Val-d’Or restent de loin la prédation et le braconnage bien qu’ils existent,  dans une moindre mesure, des causes non déterminées à coté des accidents routiers.

Le caribou forestier a été classé en l’espace de quatre ans (2001-2005), respectivement au statut d’espèce « menacée » et « vulnérable » .Cette attribution du gouvernement provincial s’inscrit dans une dynamique d’un plan de sauvetage de cette espèce. Les efforts de conservation du troupeau de Val-d’Or ont abouti à la protection d’une superficie 848km² dont 526 km² protégée intégralement. Un comité de 18 membres a été monté à l’échelle régionale, composé de l’ensemble des acteurs intervenant de prêt ou de loin dans la zone. Il s’agit des communautés de Kitcisakik, Lac Simon, Lac Sabourin, Winneway, la municipalité de Val-d’Or, les regroupements des chasseurs et pêcheurs, l’UQAT,  le MDDEP, le MRNF, et les compagnies forestières. Les actions arrêtées  s’inscrivent dans le cadre de l’information et la sensibilisation, le suivi télémétrique, le contrôle de la prédation, etc.  Au regard de la précarité de cette harde de Val-d’Or, des enjeux importants se présentent à ce comité se résumant au maintien/renforcement du partenariat, la concertation,  une limitation de la mortalité, ainsi qu’une recherche de financement.

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Résumé de la présentation :
Benoit Tendeng, étudiant à maîtrise en biologie, UQAT

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