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29 mars 2017
à 12h15

Axe écologie:
John Chetelat


29 mars 2017
à 9h00

synthèse environnementale:
Evrard Kouadio


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La foresterie est un secteur phare pour le Québec, puisque ce dernier est recouvert de quelques 760 000km² de forêt. Forêts publiques, forêts privées, toutes pouvant contribuer à l’industrie du bois qui se perfectionne d’année en année. Cependant, qui dit perfectionnement, dit nouvelles normes et nouvelles lois pour optimiser le rendement tout en maintenant une biodiversité durable en forêt. Il n’est pas toujours facile de saisir tous les enjeux, surtout pour un particulier qui souhaite y participer sur ses propres terres. Quoi de plus utile alors que d’organiser une journée sur le terrain pour mettre en avant l’exploitation et l’aménagement de forêts privées.

Ainsi le 20 septembre dernier, une belle équipe s’est réunie pour parler de la récolte liée à ces forêts particulières dans le cadre du « Colloque sur la forêt privée » organisé par l’association forestière de l’Abitibi Témiscamingue (AFAT) et le syndicat de producteurs de bois de l’Abitibi Témiscamingue (SPBAT) dans le quartier Beaudry de Rouyn-Noranda. Etudiante à l’UQAT, je me suis retrouvée avec 6 autres de mes collègues au milieu d’environ 200 personnes venant d’horizons variés, sous la direction de l’enthousiaste Alain Shink employé de Norbord. Imaginez une telle foule dans les bois ! Il fallait nous scinder en 4 groupes pour manœuvrer d’un atelier à l’autre.

Eclaircie pré-commerciale, récoltes mécanisées avec petite et grosse machinerie, mise en marché du bois, les thématiques s’enchaînaient et les questions fusaient dans l’atmosphère bonne enfant qui régnait. Nous étions au cœur de la problématique: certification SFI, quotas et prix de vente, mise en valeur des résidus de coupe, bonne pratiques d’interventions (http://www.afplanaudiere.org/pdf/Guide-saines-pratiques.pdf). Toutefois, mon attention s’est attardée ailleurs. C’est la première fois que je voyais la machinerie de récolte utilisée : le choc ! Résineux et feuillus étaient coupés, ébranchés, tronçonnés avec une facilité déconcertante.

Hypnotisée par tant de puissance, j’ai été ramenée sur terre par Gérald Brunet, un monsieur d’une soixantaine d’années dont le projet de vie pourrait en inspirer plus d’un. Sur 50 hectares répartis entre l’Abitibi et le Témiscamingue, il a développé un projet d’agroforesterie intitulé Agrofor qui vise à aménager différents peuplements selon leurs besoins. Un jardinier à l’échelle forestière, cela peut surprendre. Mais un jardinier qui parle avec assurance et passion de ses parcelles qu‘il connaît comme la paume de sa main, c’est respectable.

En cette journée presque sans pluie, les conférenciers se sont succédés : Annie Trudel, conseillère forestière chez Roulec, Stéphane Paul, DG du syndicat des producteurs de bois, Dany Lapierre de l’agence de mise en valeur des forêts privés d’Abitibi et d’autres encore. Tous m’ont permis de comprendre pratiquement ce que j’avais lu depuis mon arrivée au Québec, voilà à peine 8 mois. Au cours de ce colloque en plein air, j’ai été agréablement surprise par l’implication des gens du métier pour la forêt même si j’ai été déçue de voir si peu de jeunes pour assurer la relève. Cette conférence a touchée une diversité de gens. Sans doute avons-nous partagé de nouvelles expériences : premières visualisations de récolte, premières interactions avec des forestiers autres qu’universitaires et même premier pouding chômeur !


Étudiants de l’UQAT accompagnés de leur professeur Osvaldo Valeria

Source:
Emilie Chavel, candidate au doctorat, 22 Octobre 2013

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