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Retour sur la présentation de Stephen Wyatt

Le 20 octobre 2015, l’UQAT accueillait, dans le cadre des Midis de la foresterie, Stephen Wyatt, professeur en foresterie sociale et politique forestière à l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick. Sa conférence s’intitulait « Négocier une collaboration? L’engagement autochtone dans le processus de gestion forestière au Québec »

La reconnaissance du rôle des communautés autochtones dans le processus de gestion forestière conduit à l’élaboration d’une démarche collaborative entre différents acteurs. Comment définir le processus de collaboration ? Quelles sont les caractéristiques de ces démarches selon les communautés autochtones ?  Comment proposer un cadre conceptuel global, mais flexible ? Voilà les principaux thèmes abordés lors de cette conférence.

La collaboration se définit comme un ensemble de processus, composée d’interactions formelles ou informelles dans le but de créer des règles et des structures de gouvernance reconnues par les partis impliqués afin d’élaborer des plans d’action aboutissant à des interactions bénéfiques pour tous. Cette définition correspond bien à la notion d’une négociation constructive. Dans les faits, il y a également une part de conflit. La démarche de collaboration peut être amenée à fluctuer entre ces deux bornes, le tout ponctué d’ententes plus ou moins durables.

« Le principal danger pour la recherche est de considérer les communautés autochtones comme passives »

Plusieurs études de cas ont démontré l’engagement des communautés autochtones dans les processus de collaboration avec les industries forestières et le gouvernement du Québec. Un premier constat s’impose : les communautés n’ont pas les mêmes stratégies de collaboration, ne mettent pas l’accent sur les mêmes priorités et ont une temporalité qui leur est propre. Les résultats des pratiques de collaboration entre les instances gouvernementales, les industries et trois communautés ont été présentées : Huron-Wendat, les Atikamekw et les Mi’gmaq. La construction d’un cadre théorique sur le processus de collaboration est complémentaire aux études de cas afin de donner une meilleure lisibilité à la démarche et de fournir un cadre conceptuel. Deux questions doivent être posées : qui fixe les variables et dans quel contexte?

Le processus de collaboration est constitué de quatre composantes principales : les règles, les mandats, les ressources et les options. Il est soumis à un cadre constitutionnel fluctuant en fonction de la législation et des décisions gouvernementales. Ce cadre peut avoir une incidence sur la construction du processus de collaboration et sur son résultat. Les interactions entre les acteurs directement aux prises avec le processus et ceux de « l’arrière scène » ainsi que les modalités de ces interactions (conflits/ententes) façonnent le processus de collaboration. Le jeu des interactions entre les acteurs traduit la diversité des enjeux. Les acteurs non humains (perturbations, caractéristiques du territoire) sont des éléments de modulation. D’autres processus sont à l’œuvre dans la construction de la collaboration. Il s’agit des processus de succession ou de chaine, de substitution ou de complémentarité. L’objectif est d’aboutir à des actions dont les résultats seront effectifs dans le sens où ils modifieront le contexte global d’action. Ils enrichiront les processus de collaboration avec la création de règles et de planification. L’aspect réflexif dans la démarche collaborative est non négligeable puisqu’il permet la prise de conscience des structures et du mode de penser de chaque participant. Il n’y a pas de recette miracle, seulement des options qu’il faut adapter aux contextes et aux attentes des différentes parties.

Le principal danger pour la recherche est de considérer les communautés autochtones comme passives. Leur absence lors de certaines négociations ne signifie pas nécessairement leur désintérêt, mais simplement que la consultation ne répond pas à leurs stratégies prioritaires de développement. Les communautés autochtones réinterprètent les objectifs d’aménagement et de valorisation du territoire en fonction de leurs intérêts sur leurs propres thèmes comme l’acquisition des connaissances, la valorisation des connaissances ancestrales, la création de réseaux, et l’occupation du territoire.

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Résumé : Lise Jaton, étudiante au doctorat en sciences de l'environnement, UQAT

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