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25 sept. 2018
à 12h00

midi-foresterie:
Philipp-Edouard Shay


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Mohammed Henneb en studio
Crédits photos: Sophie Laliberté, IRF

Mohammed Henneb était l’invité lors de la deuxième chronique forêt, le 3 juillet 2018, sur les ondes de Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue à l’émission Région Zéro 8, intitulée “Paludification: Quand les mousses empêchent les arbres de pousser!”

La paludification est un phénomène naturel qui peut survenir dans certains contextes spécifiques, c’est-à-dire en forêt boréal, particulièrement en pessière à mousses, sur des sols argileux et lorsque certaines espèces de bryophyte sont présentes, notamment Sphagnum fuscum. Toute une partie de la forêt boréale sur la plaine argileuse au sud de la Baie James y est donc particulièrement susceptible. Une fois l’espèce de mousse établie, la régénération forestière peine à se faire d’elle-même car les mousses peuvent empêcher les graines de germer, empêcher les plants de s’enraciner sous la couche de mousses dans le sol argileux où se trouvent les nutriments ou alors créer un milieu trop acide pour la survie des racines. Lorsque des coupes forestières ont lieu dans ces sites, ce phénomène est donc accéléré. L’écosystème qui était auparavant forestier devient un milieu tourbeux, sans arbres.


Mesurage des plantule. Crédits photo: Mohammed Henneb, IRF


Mesurage de l'épaisseur de mousses. Crédits photo: Mohammed Henneb, IRF

Pour remédier à la situation, différentes préparations de terrain sont expérimentées dans des sites paludifiés pour mélanger cette couche de mousse à la couche de sol minéral, où les arbres pourront trouver les nutriments et s’enraciner. Les travaux de Mohammed testent notamment l’efficacité du hersage et de la scarification en fonction de l’épaisseur de matière organique non décomposée initialement présente sur le site. Une des mesures prise dans son étude est le nombre de microsites ainsi créés. Le concept de microsite, mot fréquemment utilisé en foresterie, fut aussi vulgarisé au grand public. En plus des microsite, Mohammed regarde la suivie et la croissance des plantules après ce traitement. Il en ressort que le hersage, un traitement un peu moins agressif, parvient aux meilleurs résultats, mais que si la couche de matières organique non décomposées (les mousses) est trop épaisse, ces deux techniques restent inefficaces.

Allez réécouter la chronique en audio fil, à 17h21: https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/region-zero-8/episodes/410741/audio-fil-du-mardi-3-juillet-2018/11

Consultez le profil de Mohammed Henneb pour en apprendre davantage sur ses travaux.

Pour en savoir plus sur la paludification, consulter la fiche technique : PALUDIFICATION des sites forestiers sur les basses-terres de la Baie James : un phénomène à gérer

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