Résumé - CAFD


Natural dynamics-based silviculture for maintaining plant biodiversity in Populus tremuloides-dominated forest of eastern Canada.

Sybille Haeussler, Yves Bergeron, Suzanne Brais, Brian Harvey.

Abstract : Southern boreal forests dominated by trembling aspen (Populus tremuloides Michx.) are notable for the biological richness of their plant communities. We used 12 plant community and plant functional group indicators to test the hypothesis that natural dynamics-based silvicultural systems better maintain biodiversity in aspen plant communities than conventional clear-cutting. Using CA ordination, box-and-whisker diagrams, and ANOVA, we compared the range of variability of our 12 bioindicators among five experimental stand types of the sylviculture et aménagement forestier écosystémiques (SAFE) project: mature (78 years) uncut; mature 1/3 partial-cut; mature 2/3 partial-cut; young (3 years) unburned clear-cut; young burned clear-cut; and three closely matched aspen stand types of northwest Quebec and northeast Ontario: old (105 years) uncut; young unburned clear-cut; young wildfire. Burned clearcuts partially emulated wildfires by reducing tall shrub abundance and regenerating post-fire specialists, but snags were lacking. The dual disturbance also retarded aspen regrowth and caused a 7-fold increase in non-native plants. Partial-cuts retained most attributes of mature uncut stands, but after 3 years showed little evidence of accelerating development of old stand characteristics. We concluded that SAFE natural dynamics-based silviculture better recreated the range of variability of naturally disturbed aspen plant communities than conventional clear-cutting. Improvements, including alternative burn prescriptions and snag or green tree retention in clearcuts, are nontheless warranted.© 2007 NRC Canada.

Résumé : La forêt boréale méridionale dominée par le tremble (Populus temuloides Michx.) comporte des communautés végétales remarquables par leur richesse biologique. En utilisant 12 indicateurs de communautés végétales et groupes fonctionnels de plantes, les auteurs testent l’hypothèse que des systèmes de sylviculture basés sur leurs dynamiques, assurent une meilleure biodiversité dans les communautés de tremble, que la coupe à blanc conventionnelle. En utilisant l’ordination CA, les diagrammes en boîtes à moustache (box-and-whisker) et le test ANOVA, les auteurs comparent l’amplitude de la variabilité des 12 bioindicateurs au sein des 5 types de parcelles expérimentales du projet sylviculture et aménagement forestier écosystémiques (SAFE) : mature (78 ans) non coupée; mature partiellement coupée au 1/3; mature partiellement coupée au 2/3; jeune (3 ans) coupée à blanc non brûlé; jeune coupée à blanc et brûlée. Ils ont inclus également 3 types de peuplement forestiers de tremble étroitement appariés, du nord-ouest du Québec et du nord-est de l’Ontario; suranné (105 ans) non coupé; jeune coupé à blanc non brûlé; jeune, incendié naturellement. Les peuplements coupés à blanc et incendiés se comparent à ceux issus de feux naturels avec une réduction de l’abondance de grands arbustes et en assurant la régénération par les espèces spécialistes d’après feu, mais les chicots font défaut. La double perturbation retarde également la régénération en tremble et multiplie par 7 l’arrivée d’espèces non indigènes. La coupe partielle retient la plupart des attributs des peuplements matures non coupés, mais montre peu de preuves d’un développement accéléré des caractéristiques des vieux peuplements, après 3 ans. Les auteurs concluent que l’approche SAFE, impliquant une sylviculture basée sur la dynamique naturelle, arrive mieux à recréer l’amplitude de variabilité des communautés de trembles naturellement perturbées, que la coupe à blanc conventionnelle. On obtient des améliorations certaines en incluant des prescriptions de brûlage alternatives et la rétention de chicots et d’arbres verts dans les coupes à blanc. © 2007 NRC tous droits réservés.