Résumé - CAFD


Impact des coupes partielles sur les communautés de sphaignes en pessière noire à mousses.

Nicole J. Fenton, Yves Bergeron, Hervé Bescond.

En forêt boréale, le temps écoulé entre deux perturbations peut être très long (±150 ans), permettant aux généra-tions d’arbres de se succéder au sein d’un même peuplement. La succession naturelle apporte une diversité structurale dans l’agencement des étages forestiers et d’individus de différents âges. Les conditions microclima-tiques y offrent alors une charpente de base pour l’élaboration d’une grande variété d’habitats fauniques et floris-tiques. Les coupes à faible rétention telles que la coupe avec protection de la régénération et des sols (CPRS) pratiquée actuellement, même si celles-ci semblent imiter à première vue les grandes perturbations naturelles, changent en profondeur les écosystèmes forestiers. En effet, les paramètres définissant les habitats naturels se retrouvent radicalement modifiés, par un retrait des tiges du couvert, un compactage du sol et un changement dans la complexité d’âges par l’établissement de peuplements équiennes. Ces modifications suppriment la varié-té des conditions microclimatiques qui sont habituellement associées aux forêts anciennes. Ainsi, pour réduire ces effets, d’autres techniques de récolte moins sévères ont été testées. Les coupes partielles ont été proposées comme stratégie de récolte afin de réintégrer les caractéristiques des forêts anciennes et donc de renouer avec les attributs écosystémiques qui les caractérisent.