Résumé - CAFD


Estimating forest vulnerability to the next spruce budworm outbreak: will past silvicultural efforts pay dividends?

Guillaume Sainte-Marie, Daniel Kneeshaw, David MacLean, Chris R. Hennigar.

Les traitements sylvicoles recommandés pour réduire les dommages lors d’épidémies de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE; Choristoneura fumiferana Clemens) incluent la réduction de l’abondance et de l’âge du sapin (Abies balsamea (L.) Mill.) et l’augmentation de l’abondance d’épinettes (Picea spp.) et de feuillus. Afin d’évaluer l’effet de ces mesures sur l’approvisionnement en bois, nous avons évalué de 1985 à 2004 les caractéristiques, l’historique des perturbations et l’approvisionnement en résineux d’une forêt de l’est du Québec sous aménagement intensif et pendant une épidémie majeure de TBE. Pendant cette période, l’âge moyen des peuplements a chuté de 55 à 51 ans, la proportion de peuplements de sapin a chuté (42 % à 27 %), celle d’épinette–sapin s’est maintenue (12 % à 11 %) et celle mixte a augmenté (32 % à 52 %). La vulnérabilité des forêts a été estimé à partir des réductions de volume résineux suivant des simulations d’épidémies de différentes sévérité (faible, modérée et sévère) et effet des feuillus sur la réduction de la défoliation des hôtes. Les pertes de bois des épidémies débutant en 1985 ou 2004 se sont avérées similaires et s’élevaient de 15 %–46 % (aucun effet des feuillus) à 13 %–39 % (effet des feuillus maximal) pour les épidémies légères et sévères. Étant donné la difficulté d’augmenter l’abondance d’épinettes et les pertes nettes de production résineuse liées au contenu élevé en feuillus, nous remettons en question les bénéfices liés à la préservation des feuillus et recommandons une utilisation accrue du contrôle de la végétation en plantation pour augmenter l’abondance d’épinette.