Résumé - CAFD


Mechanical site preparation: Key to microsite creation success on Clay Belt paludified sites.

Mohammed Henneb, Osvaldo Valeria, Nicole J. Fenton, Nelson Thiffault, Yves Bergeron.

La paludification est l'accumulation de la couche organique partiellement décomposée sur le sol minéral saturé en eau. La paludification réduit la régénération et la croissance des arbres, principalement en raison des faibles températures et la teneur élevée en eau dans la zone racinaire, réduisant ainsi la décomposition de la couche organique, et par conséquent, la disponibilité des éléments nutritifs. Dans la Ceinture d'Argile de l'ouest du Québec et l'est de l'Ontario, les forêts tendent vers une paludification naturellement, mais ce processus pourrait être contré par des méthodes d'exploitation forestière. Notre objectif était d'identifier laquelle des deux techniques de préparation mécanique du terrain (PMT) couramment utilisées est la mieux adaptée pour réduire l’épaisseur de la couche organique (ECO) et générer des microsites de plantation favorables après récolte dans les sites paludifiés. Neuf blocs expérimentaux (entre 20 ha–61 ha chacun) ont été délimités dans un secteur forestier de 35 km2 avec des niveaux variables de paludification. Le secteur a été récolté en utilisant la coupe avec protection de la régénération et des sols (CPRS). Les neuf blocs expérimentaux ont ensuite été traités avec une herse forestière, un scarificateur à disques (T26) ou laissés comme témoins non traités (récolte seulement), avec trois blocs répétés par traitement. Nous avons mesuré l'ECO avant et après PMT et déterminé la qualité des microsites à l'intérieur de chaque bloc. Les résultats ont révélé des différences significatives d'ECO entre les traitements de PMT et la récolte seulement. Globalement, la herse forestière était la meilleure technique de PMT, car cette dernière a réduit davantage l'ECO que le scarificateur T26 et a généré le pourcentage le plus élevé de bons microsites, sauf dans le seuil d'ECO initiale 44 cm–56 cm. Nos résultats favorisent l'utilisation réussie de la PMT dans les forêts paludifiées.