Résumé - CAFD


Fire frequency for the transitional mixedwood forest of Timiskaming, Quebec, Canada.

Daniel Grenier, Yves Bergeron, Daniel Kneeshaw, Sylvie Gauthier.

Fire history was reconstructed for a 2500-km² area at the interface between the boreal coniferous and northern hardwood forests of southwestern Quebec. The fire cycle, the time required for an area equal to the study site to burn once over, was described using a random sampling strategy that included dendrochronological techniques in conjunction with provincial and national government archival data. Physiographic elements were not found to spatially influence fire frequency; however, human land-use patterns were observed to significantly affect the fire frequency. A temporal shift in fire frequency was also detected, which coincided with the period of Euro-Canadian colonization and known extreme dry years for the study site. Additionally, a fire-free period was identified in the most recent times that could be associated with fire suppression and climate change. The estimated cycles (approx. 188–314 years) for the southeastern section of the study area were thought to better represent the natural cycles for this transition zone as a result of less anthropogenic influence. The importance of gap-type dynamics becomes evident with the increased presence of old-growth forest, given the derived fire cycle estimations for the region. Even-aged management with short rotations, consequently, is questioned because fire cycle estimations suggest more complex harvest systems using an ecosystem management approach.

L'historique des feux a été reconstruit pour une superficie de 2500 km² à l'interface entre la forêt boréale et la forêt feuillue septentrionale du sud-ouest du Québec. Le cycle de feu (nombre d'années requises pour que soit brûlée une superficie équivalente au territoire à l'étude) a été décrit avec un dispositif d'échantillonnage aléatoire utilizant la dendrochronologie conjointement avec les archives des gouvernements provincial et fédéral. Les éléments physiographiques n'ont pas eu d'influence spatiale sur la fréquence des feux. Cependant, les patrons d'utilization des terres associés à la colonization ont significativement affecté la fréquence des feux. Un changement temporel dans la fréquence des feux a été aussi détecté. Il est synchrone avec la période de colonization euro-canadienne, ainsi qu'avec des années de sécheresse extrême pour le site d'étude. De plus, l'absence de feu notée depuis 1950 pourrait être expliquée par l'effet cumulé de la suppression du feu et des changements climatiques. Les cycles estimés (approx. 188 à 314 ans) pour la section sud-est du site d'étude ayant subi une moins grande influence anthropique représenteraient mieux les cycles naturels du territoire étudié. Avec la présence d'une proportion plus élevée de forêt ancienne, les perturbations secondaires par trouées deviennent sont importantes étant donné les estimations du cycle de feu dans la région. Par conséquent, les régimes d'aménagement équienne à rotation courte sont à remettre en question pour ce secteur. Comme le suggère les estimations du cycle de feu, des pratiques sylvicoles plus diversifiées et l'utilization d'une approche de gestion écosystémique seraient plus appropriées. ©2005 NRC Canada