Résumé - CAFD


Range of variability in boreal aspen plant communities after wildfire and clear-cutting.

Sybille Haeussler, Yves Bergeron.

Composition, structure, and diversity of vascular and nonvascular plant communities was compared 3 years after wildfire and clear-cutting in mesic trembling aspen (Populus tremuloides Michx.) forests of the southern Canadian boreal forest. We examined mean response to disturbance and variability around the mean across four to five spatial scales. Four 1997 wildfires were located near Timmins, Ontario, and ten 1996–1997 clearcuts were located adjacent to the wildfires. We randomly located plots within mesic, aspen-dominated stands selected to minimize predisturbance environmental differences. Correspondence analysis separated wildfire and clearcut samples based on community composition: wildfires had more aspen suckers, Diervilla lonicera Mill., and pioneering mosses; clearcuts had more under story tall shrubs, forbs, bryophytes, and lichens. Live tree basal area averaged 1.7 m2/ha in wildfires and 1.8 m2/ha in clearcuts (p=0.59), and understory community structure (the horizontal and vertical distribution of live and dead plant biomass) was not markedly different. Clearcuts had higher species richness with greater variance than wildfires across all spatial scales tested, but differences in beta and structural diversity varied with spatial scale. Generally, clearcut–wildfire differences were more evident and wildfire variability greater at larger analytical scales, suggesting that plant biodiversity monitoring should emphasize cumulative effects across landscapes and regions.

La composition, la structure et la diversité des communautés végétales, incluant les plantes vasculaires et non vasculaires, ont été comparées 3 ans après un feu ou une coupe totale dans des peuplements mésiques de peuplier faux-tremble (Populus tremuloides Michx.) situés dans la zone méridionale de la forêt boréale canadienne. Nous avons examiné les effets moyens, et la variation de la moyenne, des perturbations à quatre à cinq échelles spatiales différentes. Quatre feux survenus en 1997 étaient situés près de Timmins en Ontario et 10 coupes à blanc datant de 1996–1997 étaient adjacentes aux sites brûlés. Les différences environnementales entre les places-échantillons présentes avant que surviennent les perturbations ont été minimisées par une sélection aléatoire stratifiée des peuplements. L'ana lyse des correspondances a permis de distinguer les stations brûlées des stations coupées sur la base de la composition végétale. Les stations brûlées sont caractérisées par un plus grande abondance de drageons de tremble, de Diervilla lonicera Mill. Et de mousses pionnières. À l'opposé, davantage d'arbustes hauts, de plantes herbacées, de bryophytes et de lichens résiduels sont présents dans les sites coupés. La surface terrière des arbres vivants atteint en moyenne 1,7 m2/ha après un feu et 1,8 m2/ha après une coupe à blanc (p=0,59) et la structure des communautés végétales du sous-bois (distribution horizontale et verticale de la biomasse végétale morte et vivante) est semblable peu importe le type de perturbation. La richesse en espèce et sa variation sont plus élevées après une coupe qu'après un feu à toutes les échelles spatiales testées tandis que la diversité structurale et la diversité bêta varient selon l'échelle spatiale retenue. Généralement, les différences entre la coupe et le feu ainsi que la variabilité après un feu sont plus prononcées aux échelles du paysage et de la région, indiquant que le suivi de la biodiversité végétale à ces échelles devrait mettre l'emphase sur les effets cumulatifs.©2004 NRC Canada