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09. Optimisation du bilan carbone de l’industrie forestière dans un contexte de changements climatiques et d’aménagement de zones sensibles en forêt boréale.

Responsable

 Yves Bergeron

Collaborateurs

 Sonia Légaré, Claude Allain, Thomas Morissette, Daniel Houle, Jean-François Boucher, David Paré

Étudiants

 Abderrahmane Ameray

Problématique

L’aménagement forestier peut contribuer à la fois à des stratégies d’atténuation et d’adaptation face aux changements climatiques. Il constitue une façon efficace et relativement peu dispendieuse de compenser les émissions industrielles, soit par atténuation avec des stratégies sylvicoles permettant le maintien des stocks de carbone en forêt et dans les produits du bois ou par une augmentation de la séquestration suite à l’augmentation des rendements forestiers, par exemple via des plantations à croissance rapide. Cela est particulièrement important au vu de l’objectif de doublement de l’approvisionnement en bois au Québec, et de l’examen du potentiel de remise en production de zones sensibles, telles que les dénudés secs et les peuplements situés à la limite nordique de la zone commerciale actuelle.

Objectifs

Mieux comprendre les effets à long terme de différents scénarios d’aménagement forestier sur le bilan carbone de la forêt boréale, en tenant compte des conditions climatiques et édaphiques locales.

Méthodologie

Afin de comparer comment les réponses des peuplements évoluent dans des situations distinctes, les sites étudiés couvriront plusieurs zones climatiques, soit le nord-ouest du Québec, le centre nord (secteur de Chibougamau) et la Côte-Nord. Les mesures usuelles permettant d’évaluer les stocks et flux de carbone seront prises (dendrométrie, allométrie (facteurs de conversion de la biomasse), prélèvements et analyses de sol, mesures de respiration du sol, etc.), mais une attention particulière sera également portée sur des composantes rarement mesurées du bilan carbone, telles que la croissance muscinale, le renouvellement des racines fines, la provenance du carbone de la matière organique du sol (aiguilles vs racines) en fonction de la profondeur, ainsi qu’aux liens entre les réponses aux perturbations de la faune du sol et de la décomposition. La modélisation se basera sur le modèle de bilan carbone du service canadien des forêts (CBM-CFS3), recalibré pour tenir compte des nouvelles données.

Retombées escomptées

Les résultats du projet permettront d’améliorer de façon notable la précision des projections concernant les bilans carbone de zones sensibles de la forêt boréale suite à des opérations sylvicoles de type intensives ou extensives. Ils appuieront également la gestion spatio-temporelle de tels aménagements en aidant à identifier les zones plus propices à l’un ou à l’autre type. Concrètement, cela prendra la forme de scénarios sylvicoles facilement modifiables pour CBM-CFS.

Applicabilité

Nord du Québec

Livrables

Simulations dans CBM-CFS3 sur l’évolution du bilan carbone d’un territoire forestier suite à l’aménagement et selon des scénarios alternatifs (coupes progressives vs CPRS). Article en préparation.

Avancement

En cours

Organismes subventionnaires

 MFFP, Coopérative, CRSNG-RDC

Financement annuel

55 500 $

Durée

2018-2022

Dernière mise à jour : 2021-04-12 17:16:26