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Geneviève Béland

Geneviève Béland

Projet de recherche :

Acceptabilité sociale des mines dans la Vallée-de-l'Or : perceptions et facteurs d'influence.

Ce mémoire explore l’acceptabilité sociale de l’industrie minière dans la Vallée-de-l’Or en analysant les perceptions citoyennes et les facteurs qui influencent son adhésion sur l’échelle de Thomson et Boutilier, allant du rejet à la co-appropriation. Pour ce faire, une enquête a été réalisée auprès de 402 répondant·e·s constituant un échantillon aléatoire stratifié proportionnel de la population adulte du territoire. Ce sondage a permis d’évaluer la perception des coûts et bénéfices de l’activité minière, les facteurs qui influencent leur acceptabilité sociale, le niveau de confiance des citoyen·ne·s envers les mécanismes de gouvernance ainsi que leurs attentes et projections vis-à-vis de l’activité minière.

 

Les résultats révèlent une acceptabilité sociale globalement favorable à l’industrie minière, mais teintée de nuances importantes. Si une majorité des répondant·e·s reconnaît les retombées économiques et sociales positives, telles que la création d’emplois et le soutien à la vie culturelle, plusieurs préoccupations émergent : hausse du coût de la vie, accès réduit au logement, accentuation des inégalités et confiance limitée envers les mécanismes de gouvernance. Les priorités citoyennes en matière d’investissements miniers mettent au premier plan la protection de l’environnement et la réduction des inégalités. La majorité des répondant·e·s estime que la communauté ne reçoit pas sa juste part des profits et privilégie une gouvernance partagée, axée sur des retombées plus durables et mieux alignées sur les priorités locales.

 

La confrontation des perceptions citoyennes aux connaissances documentées dans la littérature scientifique a permis de mettre en évidence des écarts et des convergences. Cette démarche a mené à la formulation de recommandations groupées en trois grandes orientations : rééquilibrer la dynamique des pouvoirs entre communauté et industrie, réduire l’empreinte sociale et environnementale de l’activité minière, et assurer une répartition plus équitable des bénéfices pour préparer l’après-mine. Les recommandations visent non seulement à aligner les pratiques de l’industrie avec les priorités locales en matière d’environnement, de bien-être social et d’économie, mais aussi à intégrer les meilleures pratiques reconnues pour maximiser les retombées positives pour la communauté.