Appelez-nous aujourd'hui 819-762-0971 poste 2362

Colloque 2021 - Séance d'affiches

 

Depuis plusieurs années, la forêt boréale canadienne est confrontée à des changements climatiques et environnementaux importants, ce qui a pour effet de modifier la structure et le fonctionnement des espèces de sa flore. Il est donc primordial de pouvoir comprendre leur fonctionnement écophysiologique, ainsi que de mesurer l’impact de la variabilité climatique sur ce fonctionnement. Dans ce contexte, l’utilisation de modèles écophysiologiques à l’échelle des peuplements peut permettre de donner des prédictions de croissance sur les décennies à venir.

L’objectif est de réaliser des scénarios de croissance potentielles des espèces de la forêt boréale canadienne à partir de la caractérisation de leurs flux écosystémiques. Le modèle écophysiologique utilisé sera le modèle MAIDEN qui prend en compte divers processus tels que les précipitations, la photosynthèse, la phénologie ou encore l’établissement du bilan carbone. Ce modèle sera calibré dans un premier temps à l’aide de diverses sources de données : images satellite enregistrées par des spectromètres MODIS, données de flux écosystémiques provenant de tours à flux, données issues des cernes de croissance des peuplements étudiés. Le modèle sera ensuite utilisé pour effectuer des simulations de croissance potentielle et ainsi déterminer l’évolution de la production primaire des espèces de la forêt boréale au cours du temps.

Avec l’évolution des conditions climatiques, on s’attend à une diminution de la production primaire au cours du temps en raison du stress hydrique. Cette étude permettra ainsi de pouvoir évaluer les risques de perte de productivité de la forêt boréale liés aux changements climatiques.