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Arnaud Benoit-Pépin

© IRF-UQAT
arnaud.benoit-pepin@uqat.ca

Comme vous pouvez le constater, j’aime la nature, les paysages et les grands espaces. Je suis un grand rêveur ayant des ambitions de grandeur. Mon cœur aime la vie dans toutes ces formes et ma raison croit en l’écologie profonde.

Projet de recherche :

Quantifier l’utilisation des chemins forestiers par les prédateurs du caribou forestier.

Au Québec, l’exploitation forestière accroît constamment le niveau de perturbation anthropique dans l’écosystème forestier. Ces perturbations rajeunissent la matrice forestière entrainant une modification de la densité et de la distribution des espèces fauniques provoquant le déclin du caribou boréal en Amérique du Nord. De plus, l’implantation de structures linéaires anthropiques dans le paysage est un facteur prépondérant du système prédateurs-proies affectant négativement le caribou en favorisant la réponse numérique et fonctionnelle de ses prédateurs. Notre objectif est d’expliquer par des facteurs locaux et du paysage comment l’intensité d’utilisation du loup, de l’ours noir, du lynx ainsi que du compétiteur apparent du caribou, l’orignal, varie sur différentes structures linéaires naturelles et anthropiques avec l’aide de caméras de surveillance. Dans le site faunique du caribou de Val-d’Or, une sélection aléatoire stratifiée de chemins gravelés (n = 33) et de chemins d’hiver (n = 28) de classe inférieure ainsi que de milieux riverains (n = 19) a été faite pour comparer leurs caractéristiques ainsi que l’intensité d’utilisation de ces espèces. Pour ces 4 grands mammifères, la différence du couvert latéral entre le milieu environnant et la structure linéaire explique principalement son niveau d’intensité d’utilisation. Pour le loup et le lynx, l’utilisation par leurs proies respectives (orignal, castor et lièvre) affecte positivement leur intensité d’utilisation. Une proportion plus élevée d’habitat du lièvre semble favoriser l’intensité d’utilisation du lynx. La distance à un chemin forestier de classe supérieure affecte légèrement à la baisse l’intensité d’utilisation du loup et de l’ours tandis que le même patron se produit pour le lynx par rapport à une augmentation de la densité de chemins forestiers. Essentiellement, ce sont les chemins gravelés qui présentent l’intensité d’utilisation la plus élevée. Avec une intensité d’utilisation similaire entre les chemins d’hiver et le milieu riverain, nous recommandons que les efforts de restauration liés à la fermeture de chemins forestiers visent principalement les chemins gravelés présentant des conditions propices de différence du couvert latéral.