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Mathéo Mosnier

© IRF-UQAT
matheo.mosnier@uqat.ca

Je m’appelle Mathéo Mosnier et je viens du Massif Central en France.

Après avoir fait un master forestier à Nancy (FR), une formation de charpente puis passé un diplôme de cordiste, je réalise actuellement un doctorat à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Mon projet consiste à comprendre les dynamiques et rôles écologiques que jouent les dendromicrohabitats (= petits habitats sur les arbres. e.g. cavité, nid, lichen ...) dans les vieilles forêts du Québec. 

 

Projet de recherche :

Dynamique et répartition fonctionnelle des dendromicrohabitats, des bryophytes, des lichens et de la fonge dans la canopée des vieilles forêts boréales mixtes de l'ouest du Québec

Au Canada, l’aménagement forestier entraîne le rajeunissement et la simplification des forêts, compromettant de plus en plus l’intégrité des vieilles forêts, pourtant indispensables à l’ensemble du vivant. Pour enrayer cette menace, il est essentiel de pouvoir évaluer efficacement la biodiversité et l’impact des pratiques forestières. Pour cela, les dendromicrohabitats (DMH) en tant qu’indicateur indirect de biodiversité, constituent un outil multi-taxonomique précieux mais peu étudié et peu utilisé en contexte boréal. De plus, les connaissances actuelles sur les dendromicrohabitats et la biodiversité associée sont partielles et essentiellement basées sur des inventaires effectués depuis le sol, laissant ainsi la canopée largement sous-explorée. Pourtant, comprendre leur répartition verticale dans les écosystèmes forestiers est essentiel pour suivre les dynamiques et renforcer nos connaissances sur la relation biodiversité - dendromicrohabitats. Ainsi, dans les vieilles forêts boréales mixtes de l’Ouest du Québec, ce projet de doctorat explorera la répartition taxonomique et fonctionnelle des bryophytes, des lichens et des champignons, du peuplement aux dendromicrohabitats et dans toute la verticalité de la canopée. La distribution verticale des espèces arboricoles et des dendromicrohabitats sera établie grâce à deux méthodes d’exploration de la canopée : la grimpe d’arbres comme techniques d’accès et l’ADN environnemental de l’eau de ruissellement des troncs, une méthode novatrice d’inventorisation de la biodiversité de la canopée. L’efficacité de ces méthodes sera évaluée et leurs apports méthodologiques discutés. L’approche fonctionnelle, multi-taxonomique et multi-scalaire de cette thèse devrait aider à mieux comprendre la dynamique des dendromicrohabitats.