Projet de recherche :
La coupe partielle comme outil pour maintenir et restaurer les attributs des vieilles forêts boréales
L'historique de gestion des forêts boréales étant basé principalement sur la coupe totale, les vielles forêts, qui sont dotées d'une structure complexe et d'un volume de bois mort très diversifié, sont en déclin. La coupe partielle pourrait permettre de restaurer les caractéristiques des forêts anciennes dans les paysages forestiers. L'objectif principal de cette étude était de déterminer si les coupes progressives pouvaient reproduire les attributs des peuplements des vieilles forêts de la forêt boréale de l'est du Canada. L'étude était basée sur la comparaison de peuplements traités par coupe progressive, d'une chronoséquence de peuplements traités par coupe totale et de vieux massifs forestiers, tous situés dans la sapinière à bouleau blanc de l'Est. Les structures verticales (exprimées par la distribution des diamètres à hauteur de poitrine (DHP)), densité des peuplements, ainsi que le volume de débris ligneux au sol et sa diversité ont été calculés et comparés. Nos résultats ont montré que les traitements de récolte partielle ont pu maintenir la structure verticale diversifiée des forêts alors que les peuplements issus de coupe totale ont besoin de plus de 50 ans pour retrouver une diversité de structure équivalente. Les taux de récolte n'ont aucun effet sur la densité de tiges vivantes ou de tiges totales dans les peuplements 10 ans après la récolte. Bien que la coupe partielle n'ait pas permis de maintenir et de restaurer un volume de bois mort de grande dimension tout à fait aussi élevé que celui observé dans les forêts anciennes, ce traitement s'en rapproche plus que la coupe totale. Cette étude permet d'améliorer les pratiques de gestion forestière en identifiant les forces et les faiblesses des coupes progressives dans le maintien et la restauration des attributs des vieilles forêts. Nous suggérons d'utiliser les systèmes de coupes progressives pour diversifier, maintenir ou restaurer les structures verticales des peuplements à travers le paysage. Cependant, d'autres études sont nécessaires pour déterminer leur potentiel en matière de maintien de la diversité du bois mort.
